Tourisme. Trop cher, il agonise.

Dans cet article, on prétend que le Sénégal accueillait 9 millions de touristes il y a quelques années, presque autant que d'habitants... Largement exagéré. S'il a culminé à deux millions, c'est déjà bien.

On dit aussi qu'il n'y en a plus que 450.000 aujourd'hui. Le décompte fait par une personne compétente l'estime plutôt à 300.000 pour 2008. Il est sûr que la défection vient d'abord de la cherté du billet et du mauvais rapport qualité/prix des prestations, et ensuite de la teranga intéressée qui dégoute ou déçoit. Le taux de retour des touristes est l'un des plus faible du monde.

Ajax

 

SITUATION DU TOURISME SENEGALAIS Un secteur frappé d'une mauvaise gouvernance et de la déperdition des valeurs culturelles

 

 

Le tourisme Sénégalais est en train de mourir de sa belle mort. Si dans les années 70 le Sénégal, à l'image de la Tunisie et du Maroc, accueillait à lui seul neuf millions (9.000.000) de touristes par an, aujourd'hui, il n'en reçoit que quatre cent cinquante mille (450.000). Pour certains, cette régression sans précédente découle d'une mauvaise politique gouvernementale tandis que pour d'autres, il n'en demeure pas moins une conséquence du coût élevé de la vie dans les pôles les plus attractifs du tourisme Sénégalais, comme c'est le cas à Saly Portudal.

L'on s'est permis durant notre séjour à Saly Portudal le week-end dernier, dans la petite côte Sénégalaise, de s'enquérir aussi de la situation du tourisme Sénégalais. Ainsi, selon la majeure partie des touristes rencontrés sur les lieux et des gérants d'hôtel, « le tourisme est en train de mourir de sa belle mort au Sénégal ».

Interpellé sur la question : Quelles sont les causes de cette régression ? Jean Paul, propriétaire et gérant de l'auberge « La ferme de Saly », s'empresse d'aller trouver les réponses chez nos gouvernants. « Parce que », dira t-il, « je ne peux pas comprendre le fait que dans les années 70, le Sénégal abritait, à l'image de la Tunisie et du Maroc, neuf millions (9.000.000) de touristes par an. Aujourd'hui, il n'en est qu'à quatre cent cinquante mille (450.000), alors que ces deux pays tantôt cités continuent de connaître un accroissement fulgurant du nombre de touristes les fréquentant ». Et d'ironiser : « continuer à maintenir vos taxes sur les billets d'avion ».

Comme pour dénoncer la politique gouvernementale en ce sens. Et de poursuivre, « cela fait trente six ans que je suis au Sénégal. Aujourd'hui, je peux me permettre de dire que je suis un résident et que j'ai mon opinion à donner. J'invite vivement le gouvernement Sénégalais à revoir sa politique dans ce domaine ». A cela, s'ajoute la cherté du coût de la vie. « Imaginez vous qu'une chambre d'hôtel soit louée jusqu'à cinq cent mille francs Cfa (500.000) par mois par ici, qu'un paquet de cigarette soit vendue à 1000 francs Cfa et une tasse de café à deux mille francs Cfa. (2000) », s'est t'il désolé. Avant de se s'interroger : « comment un touriste peux t-il s'en sortir surtout avec la conjoncture actuelle que nous vivons ». Jean Paul profite de cette opportunité pour appeler le gouvernement à prendre des mesures pour éradiquer ce phénomène qui, selon lui, « pousse les touristes à choisir d'autres pays tels que la Tunisie, le Maroc, etc. au détriment du Sénégal ». Ce dernier, n'a d'ailleurs pas été le seul à dénoncer la cherté des billets d'avion. D'autres touristes fréquentant la cité balnéaire ont eux aussi fustigé cette politique et ont estimé que « c'est à cause de cela que le tourisme Sénégalais connaît cette régression dont il fait l'objet et qui s'amplifie au jour le jour ».

Cependant, si du coté des touristes, cette situation est due à une mauvaise politique de la part des autorités Sénégalais, les quelques guides touristiques que nous avons eu à rencontrer vont plus loin. Selon Babacar Ndong, guide touristique à Saly, cette situation est la conséquence d'une déperdition de nos valeurs culturelles. « Nous n'avons plus aucunes cultures à faire valoir », déclarera t il.

D'autres acteurs plus avertis ont pointé du doigt la politique globale touristique. On se rappelle qu'il y'a quelques années le gouvernement avait lancée en grande pompe des objectifs d'instaurer un tourisme haut de gamme. Une option jugée utopique compte de la « crise » qui tenaille un secteur qui, jadis, était l'un des moteurs de l'économie sénégalaise.

(Stagiaire) - sudonline.sn

 


au coin du bois... de baobabs

La Petite Côte est devenue en une quinzaine d'années une illustration parfaitement caricaturale de la différence qui existe entre "être accueilli" et "être attendu" (sous entendu "au coin du bois").

Quand le touriste est lassé, le Sénégal est lâché...

Quand le touriste est fâché,  il ne revient plus...

 

Et je serais bien curieuse de savoir s'il existe encore des agences de voyages (vous savez celles avec de vrais morceaux de gens devant et avec qui on peut causer...) qui vous proposent encore spontanément un séjour au Sénégal.

 

La signification du mot "teranga" devrait être ré-apprise dès l'école...

Ainsi que la signification de l'expression "passer à l'as"... et ses conséquences.

 

 

 

 


Pourtant...

Le nouvel aéroprt AIBD est sera"sizé" pour recevoir des Airbus 380. Il aura la capacité d'accueillir sans problèmes 1 500 000 touristes/an.

En outre, la Statue de la Renaissance Africaine devrait attirer "des dizaines centaines de milliers millions ... milliers de touristes".

Une nouvelle Compagnie aérienne est en gestation...

Tous les éléments nécessaires pour rebooster le secteur se mettent en place et devraient pouvoir être opérationnels en fonctionnement dans un futur avenir.


"devraient être opérationnels dans un futur avenir"

et le "futur avenir" il est sizé pour être "présent" dans combien de temps ? 

"devraient" : voici un conditionnel sizé pour être au mieux supputatif faute d'être indicatif...

 

Wanted : définition de "opérationnel" au Sénégal, please !

Innocent


Définition de "opérationnel"

Juste une anecdote.

Lorsque un nouveau voisin s'est installé, il a eut besoin de courant.

Pour installer un poteau accolé au mien, les ouvriers de la Sénélec ont saccagé l'installation de mes fils qui pendouillaient. J'ai demandé qu'ils refixent les attaches. Ils m'ont répondu:
"Remettre les attaches ? Pourquoi ? Ca ne marche plus ? Si ? Alors de quoi vous plaignez-vous?"  ...Il suffirait d'un gamin tire sur les fils... Il ne faut donc pas s'étonner que la moitié des centrales Sénélec soient en panne !

Opérationnel, c'est quand ça fini par fonctionner malgré tout et pour une durée indéterminée. Exemple récent : le nouveau tronçon d'autoroute qui n'est pas vraiment fini et qui est bâclé par endroit.


tourisme au Senegal . Point de vue perso

4 ans expat' au senegal de 95 à 99 à Richard Toll. Vu le besoin de plages de mes enfants,  nous allions soit à la Somone, soit sur la Langue de Barbarie pres de Saint Louis dans de petits hotels. J'en ai de bons souvenirs. Inutile de donner les noms car les propriétaires ont du changer 3 ou 4 fois depuis.

Les lieux à fuir sont pour moi les lieux classés touristiques.  Je mets en premier lieu le village artisanal de Saly, celui de Soumbedioune, et à St Louis  la zone entre le Pont Faidherbe et l'hotel La Residence. Tout cela à cause de la catégorie de Senegalais que le site politiquement incorrect sénégalaisement.com appelle "les casses couilles". Interpellation permanente pour tous types de business, je n'ai pas à vous les décrire. Fausses déclarations d'amitiés visant à soutirer de l'argent, arnaques à la charité, etc... Rassurez vous, je me suis fait avoir moi aussi. Prix multipliés par 6 quand on est encore tout blanc, par 4 quand on a des couleurs de résident, par 2 quand on attaque par: "bi, niatta ?" .  Ces gens ne sont pas tous entierement malhonnetes mais ils donnent une tres mauvaise image de leur pays.Ce n'est pas par hasard si Le Guide du Routard, pourtant toujours respectueux des populations, donne une traduction de "fous moi la paix" en wolof.

Je vais regulierement à Thies où ma nouvelle épouse a une maison.  Je me suis promené dans les quartiers de Tivaouane, Mboro, Kolda et quelques autres. Aucun souci dans ces villes là car les gens sont charmants. J'ai eu à aller à Mbour dans un quartier populaire pour voir un ex collegue sénégalais, et là non plus pas de problemes.  Le casse couilles suceur de touristes vit dans un éco systeme tres limité dans l'espace. Le probleme des Saléens d'ethnie toubab est qu'ils ont choisi de vivre au centre de cet écosysteme. Entre les plages et un verre de rosé.Ils se retrouvent donc nécessairement parasités. Vous avez raison de vouloir partir et il est inutile de me proposer votre maison.

D'accord avec vous pour dire que les sculptures sénégalaises n'ont guere d'interet. Mal finies, copiées mille fois, bof. Un jeune burkina bé a ouvert une boutique dans ma ville en France. Les objets de chez lui et du Mali qu'il vend sont beaucoup plus beau, plus authentiques. Et il est d'une correction qui n'a rien à voir.

Pour le tourisme au Senegal je conseille 2 stratégies au choix;

- payer une semaine d'hotel 8 nuits 7 jours + vols. Ne pas sortir de l'hotel. Buller sur la plage, faire les animations le soir avec les Gentils Organisateurs.

- débarquer à Yoff et fuir Dakar pour Thies par exemple. Rayer tous les endroits touristiques parasités par les casses couilles. Il y a dans toutes les autres villes des petits hotels tenus par des sénégalais et  en général corrects, tant du point de vue de l'accueil que de l'hygiene .Voyager en 7 places.

Vos amis hoteliers vont me detester.Selon moi le tourisme à Saly est un cas caricatural à l'extreme du tourisme vivant un rapport completement faux avec le pays où il se trouve.

 

 


Tour opéra"peur"

Il faut en mettre aussi une couche au tour opérator, vu qu'il ne sont que 4, donc FRAM, Nouvelles Frontières, Look Voyage et Club Med; autant les citer. Pour y avoir été une fois c'est tout de même tu rentres dans l'avion, tu en sors, à peine sorti de l'aéroport on te colle dans le bus, à peine sorti du bus on te colle dans ta chambre, après réunion d'information genre dehors c'est la WAR (si tu manges une salade t'es mort par exemple) … etc. Bref excursions dans le même genre (je ne sais pas, je n'en ai pas fait mais j'avais pas l'impression que nous avions visité les mêmes choses) … bah heu quand je sortais, bah jamais je croisais quelqu'un de l'hôtel ou alors grand maxi au marché artisanal. J'ai emmené des gens à travers Tapé qui réalisaient enfin que le premier village « africain » n'était pas à 30 bornes (mouarf). Ha oui ces pingouins achètent leurs clopes à 1000cfa. Bref de ce que j'ai vu, le vendredi ils sortent tous au moins une fois pour acheter la grande girafe, le djembé et un bout de pagne pour faire des rideaux et oups dans l'avion.

Hum une mésaventure (comme je sais que nous en sommes tous friands), je suis marié avec une Gnak de Kin (bon je vous fais une traduction par ce que c'est vous, je suis marié avec une femme du Congo Kinshasa) et le premier soir nous sommes sortis manger en ville (c'était à N,F. au Saly Princess en 99) en rentrant le gardien de la plage à demandé la carte d'identité à mon épouse mouarf !!! Bref pour ceux qui n'ont pas là aussi compris, il l'a donc pris pour une péripatéticienne. Elle n'a pas pigé sur le coup, vu que toute façon le gardien parlait en wolof, elle entravait rien, moi j'ai demandé à parler au directeur (je n'étais pas du tout fâché, j'ai juste flairé le bon coup pour manger de la langouste à l'œil (opération réussite d'ailleurs)). Donc couple mixte ouelcome !

 


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