Saly. Un Français condamné pour 6.500 F dus à un resto sénégalais

Non, je n'excuse pas M. Gikel qui s'est mal tenu. Apparement, il était bourré et n'avait que 5.000 F et un chéquier pour payer un repas au restaurant Mafia, pardon Hafia à Saly. Le personnel sénégalais et lui ont échangé des noms d'oiseau et Dominique Gikel s'est retrouvé condamné à un mois de prison avec sursis pour non paiement du repas.

Si je relève cette histoire banale, c'est simplement pour faire remarquer que si les toubabs étaient écoutés par la justice sénégalaise pour toutes les filouteries, escroqueries, rackets, arnaques, vols, larcins, supérieurs à 10.000 F dont ils sont victimes, la moitié du Sénégal serait condamnée à la prison... (Vous pouvez constater que je ne généralise pas. Je parle de la moitié... lol). Discrimination ? Non, je n'ai pas parlé de ça...

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TRIBUNAL DÉPARTEMENTAL DE MBOUR -  Un Français poursuivi pour filouterie de boissons et d’aliments à Saly

L'observateur - Article Par Alioune Diop, Paru le Mardi 11 Nov 2008

Dominique Michel Gikel, un ressortissant français né en 1948 à Nantes, était attrait à la barre des flagrants délits de Mbour pour répondre des délits de filouterie de boissons et d’aliment. Après avoir pris de l’alcool  en grande quantité et commandé un déjeuner, il n’est pas passé à la caisse, préférant se donner en spectacle devant plusieurs clients du bar-restaurant « Hafia » de  Saly. Un fait d’une extrême rareté à Saly. Un toubab poursuivi pour filouterie de boisson et surtout d’aliment.

Dominique Michel Gikel, un ancien expert-comptable, selon ses dires, établi à Saly depuis longtemps - celui qui se fait appeler « le chef de village » de Saly - a été épinglé et déféré au parquet ensuite placé sous mandat de dépôt. Ce jour, après avoir fait le tour de quelques bars à Niax-Niaxal, «  le chef de village » se dirige vers la station balnéaire où il débarque dans le bar–restaurant « Hafia » situé au centre commercial. Il faisait 13 heures, le « chef de village », fauché comme un rat d’église, se fait servir plusieurs verres d’alcool et commande son déjeuner. Jusqu’à 21 heures, au moment de faire la caisse et de fermer les lieux, on lui présente la note qui s’élevait à 11.500 Fcfa. Mais malheureusement pour lui, il n’était pas en mesure de payer. Et préfère échanger des insanités avec le personnel jusqu’à déranger les clients.

Le scénario a pris fin avec l’arrivée des pandores qui l’ont embarqué et déféré au parquet pour filouterie de boisson et d’aliment. Dès son arrestation, la nouvelle a fait le tour du village où chacun y allait de son commentaire. Présenté devant le tribunal, «  le chef du village »  avait déjà établi son plan de défense consistant à dire  qu’il avait proposé de payer par chèque, mais la gérante n’avait pas accepté ce genre de paiement. Pour la gérante Mariama Sène,  au moment où il devait payer, il a sorti un billet de 5.000 Fcfa et a continué à tenir des propos injurieux et jamais il n’a proposé de chèque bien que nous n’acceptons pas ce genre de paiement. Selon le parquet, le prévenu, dans l’impossibilité de payer, a voulu prendre la tangente, mais a été empêché avant de requérir un mois assorti du sursis à titre d’avertissement. Quant à son conseil Me Diallo, il a plaidé subsidiairement l’application  bienveillante de la loi. En conclusion, il a écopé d’un mois assorti du sursis et à payer  la somme de 11.500 fcfa.

 

 


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