Aéroport de Ndiass. Ca avance, mais !...
Oui, ça avance, et un site internet lui est spécialement consacré: voir ici
Mais ! Le chantier a du plomb dans l'aile depuis que la crise mondiale 2008/9 est passée par là : lire
Dans la dernière édition de son blog le front patriotique ou www.frontpatriotique.blogspot.com, le Colonel Oumar Ndiaye nous amène au cœur de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd).
Que de révélations !
Selon M. Ndiaye : « Pour les grands travaux de Maître Abdoulaye Wade, l’équipe d’experts financiers autour de Karim et de l’APIX avait imaginé l’utilisation du financement par contrat BOT (Built, Operate and Transfert), avec un opérateur privé, disposant d’une concession sur une période suffisante d’amortissement, qui Construit, Exploite et Transfert (CET). C’est ainsi qu’une loi fut spécialement votée le 13 Février 2004 pour constituer le cadre légal des contrats de type CET. Malheureusement, les investisseurs ne se sont pas bousculés pour la réalisation des projets de Wade, ni pour l’autoroute à péage, ni pour l‘aéroport international de Ndiass. L’Etat, par la volonté de Wade s’engagea dans les travaux de la première phase de réalisation de l’autoroute grâce aux milliards obtenus dans des emprunts obligataires successifs et des fonds issus du budget d’investissement et de l’apport des bailleurs ». A en croire à l’ancien directeur général de la Lonase et animateur du blog cité plus haut : « Selon les circonstances, le projet est estimé à 280 ou à 200 milliards de francs CFA. La phase Dakar- Pikine de plus de 12 km sera entièrement réalisée par l’Etat ; la 2ème phase d’un peu plus de 20 km sera réalisée dans un partenariat public-privé que l’Etat tente de susciter.
Le schéma dessiné à priori par l’APIX prévoit une participation privée à hauteur de 40 % du financement pour un montant de 47 milliards de francs. En tout cas, le Directeur de la Banque Mondiale au Sénégal aurait adressé le 16 juin 2008 une lettre au FMI pour les convaincre à aider le Sénégal à lever des fonds auprès d’une banque internationale à un taux non concessionnel. D’ailleurs, un appel d’offres pour la sélection d’un opérateur serait lancé depuis le 2 Avril 2007 et sa désignation se terminerait vers la fin de l’année 2008 ». Et de déclarer : « Voilà une drôle de concession, que l’on va offrir pour 25 ans à des privés qui n’auraient décaissé que moins de 20% d’un projet au coût global avoisinant les 280 milliards. Dans le cas d’espèce la logique économique voudrait que l’Etat finançât la totalité de l’opération et confiât ensuite la gestion à un opérateur qui lui verserait une substantielle redevance, tout en assurant à l’infrastructure un entretien et une maintenance adéquats pendant la durée de la concession. Ceci d’autant plus que c’est l’Etat du Sénégal qui devrait assister les partenaires privés à trouver des fonds dont il garantirait par ailleurs le remboursement intégral ».
Toujours selon le Colonel Oumar Ndiaye : « Le libéralisme’ de type « Alternance » encourage l’enrichissement d’amis bien choisis dans des cas où l’Etat aurait pris tous les risques et supporté le fardeau financier le plus lourd. Ici il n’ya point de CET et le partenaire privé ne devrait être qu’un gestionnaire choisi sur la base de sa capacité technique et le niveau de son offre financière compensatrice. (…) Dans son justificatif de projet, l’APIX notait que le développement du Sénégal à l’horizon 2020 commandait d’avoir un aéroport aux normes internationales, qui nécessitait, si l’on voulait garder celui de Yoff, un investissement de 210 milliards de francs CFA, et que dans tous les cas, l’emprise actuelle de 800 hectares de l’aéroport Léopold Sédar Senghor était loin du besoin d’extension se situant à 2600 hectares. L’agence concluait qu’il était plus pertinent de construire un nouvel aéroport dont le coût était estimé à seulement 173 milliards de francs. Lorsque l’option de construire un aéroport fut arrêtée sur la base de cet argumentaire, le projet bizarrement fut réévalué à 2oo milliards. Pour le financement, l’APIX a retenu l’action de l’Etat par emprunt obligataire ou bancaire, garanti par la Redevance de Développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA) et pour l’exploitation, la sélection par appel d’offres d’un gestionnaire privé de classe internationale. (...) Lorsqu’il s’est agi d’emprunter pour la réalisation de l’aéroport, le projet grimpa à 235 milliards. Cette façon cavalière d’estimer cette activité montre encore une fois le peu de sérieux et la légèreté des pseudo-spécialistes qui gèrent cette affaire. Le montant réel des projets n’a aucune importance, le chiffre retenu dans chaque version dépendant exclusivement de la thèse à défendre ». (…) En contrepartie, des dépenses qu’elle s’engage à faire, en exécution de la convention, la SG est autorisée à percevoir toutes les redevances à l’exclusion de la RDIA et de celle revenant à l’ASECNA ».
Source: Ferloo.com
- Le blog de Ajax
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires

MARCHE POUR L'ENTREPRISE BE LADEN
Tout d'abord ça fait du bien de revoir TAK .
J'anime un Forum Sénégal Tourisme Infos et certains de mes internautes soulèvent le problème d'un intégrisme croissant au Sénégal. Comme le dit un internaute, c'est pas pareil l'entreprise Ben Laden construction et Ben Laden démolition. Reste qu'au Sénégal on dit : "même père même mère"...
Aéroport de Ndiass. Le point
Voici un article du Nouvel Horizon qui fait le point et donne des précisions.
Source Nouvel Horizon
Démarrés maintenant depuis bientôt un an, les travaux de l’aéroport international Blaise Diagne situé à Diass avancent bien. Les présents travaux en cours ont été financés par la BNP Paribas qui, en août 2007, avaient financé la première tranche du crédit relais à hauteur de 100 millions d’euros, environ, 65,5 milliards de francs Cfa. Ce crédit est d’ailleurs en cours de remboursement, toujours grâce aux redevances aéroportuaires. la Redevance de développement des Infrastructures Aéroportuaires (RDIA) a été instituée par la loi N°2005-27 du 26 août 2005 modifiant le code de l’aviation civile, dans le cadre du financement de la construction d’un nouvel aéroport. Son montant par passager est 30 euros pour les vols internationaux et un euro pour les nationaux. Une convention de service a été confiée à l’Association du Transport Aérien International (IATA) qui a pour mission de facturer et collecter la RDIA auprès des compagnies aériennes qui est ensuite reversée dans le compte séquestre, étroitement surveillé par le FMI. Le site du ministère de l’économie et des finances (www.finances.gouv.sn) donne d’ailleurs la situation de ces redevances depuis qu’elles ont été instituées en août 2005. Au 31 octobre 2008, le solde du compte séquestre dans lequel sont versées les redevances était 50 millions d’euros, étant entendu que sur le crédit relais de 100 millions d’euros, 32 millions d’euros ont déjà été remboursés. D’ailleurs, le FMI a exigé du ministère de l’économie des finances, l’engagement ferme de publier mensuellement toutes les opérations financières liées au projet de l’aéroport de Diass
Les travaux en cours sont conduits par le groupe saoudien « Saudi Binladin Group » (SBG). Le contrat de crédit relais a été signé entre AIBD et plusieurs établissements financiers (BNP Paribas, BMCE Capital et BMCE Bank). Lorsque l’aéroport sera fonctionnel, dans un délai fixé à 36 mois, sa gestion sera assurée par « Fraport AG », une société allemande spécialisée dans la gérance aéroportuaire.
Aéroport de Ndiass. L'Etat majoritaire
Le montage financier bizarre créé pour la réalisation de l'aéroport de Ndiass (AIDB) vient d'être légèrement modifié. L'Etat sénégalais est enfin majoritaire dans la société du futur aéroport. Cette société anonyme était entièrement détenue par des privés sénégalais, et avec un capital ridicule de 100 millions Fcfa, pour une réalisation qui va coûter (après dépassements probables) dans les 400 milliards...
---------------------
Le Soleil: Samedi 3 Jan 2009
AÉROPORT INTERNATIONAL BLAISE DIAGNE : L’Etat détient maintenant la majorité du capital
En plénière, les sénateurs ont adopté le projet de loi autorisant la prise de participation majoritaire de l’Etat dans la société anonyme dénommée Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Le capital social de cette société, qui était de 100 millions, était jusque-là détenu lors de sa constitution par des investisseurs privés à hauteur de 55% et les 45% restants par l’Etat du Sénégal.
Durant ce face à face avec les parlementaires, le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et des Transports aériens, Habib Sy, a, outre l’adoption de cette loi, entretenu les sénateurs sur des questions liées aux difficultés du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam, au différends entre l’Asecna et l’Etat du Sénégal, au reclassement des populations vivant aux alentours de l’Aibd, à la durée des travaux et la date de livraison de ce nouvel édifice.
Si pour Sokhna Dieng Mbacké, il est important que l’on puisse connaître la date buttoir pour la réception de l’aéroport, sa collègue Marie Joséphine Vaz pense quant à elle que les jeunes de Diass doivent être les premiers à bénéficier de ces emplois, quitte à leur proposer au préalable une formation pour une main-d’œuvre qualifiée.
En répondant aux questions, le ministre a dit ne pas nier qu’il existe des problèmes pour le pèlerinage de cette année et tous ces couacs peuvent permettre d’envisager la remise en cause du contrat signé avec Zam Zam. Mais à son avis toutes les conclusions seront tirées et en attendant « nous devons prier pour que tous nos pèlerins reviennent à la maison en paix ».
Aux interrogations liées aux modalités d’affectation de la Redevance de développement des infrastructures aéroportuaires (Rida), le ministre dira que ces sommes défalquées sur les billets des voyageurs de l’aéroport Léopold Sédar Senghor servira en partie à rembourser les prêts contractés pour le montage et la finalisation du projet. Et également au ministre d’ajouter que les « 327 milliards nécessaires à la réalisation de cet aéroport ne vont pas seulement être tirés de ces redevances parce que les prêts des partenaires sont là pour nous permettre de poursuivre ».
Pour l’Asecna, le ministre d’Etat a annoncé que toutes les équivoques ont été levées et il est envisagé au cours de l’année à venir la réunion des ministres. La fin des travaux étant fixée en 2010, Habib Sy a assuré que le premier vol sera pour 2011.
Auteur: Amadou Maguette NDAW
2011?
Du plomb dans l'aile. 2015 ?