Délestages. Le syndicat de la Sénélec nous prédit un été noir
La direction de la Sénélec promet régulièrement la fin des délestages depuis trois ans et il n'en est rien. Actuellement, les délestages sont de plus en plus nombreux et longs. Ils atteignent en ce moment deux à cinq coupures par jour pour un total allant de deux à huit heures par jour. Les résidents et les touristes vont être contents. Les Sénégalais aussi qui voient des milliers de journées de travail perdues. Tout ça pourquoi ? Encore une fois, les petits arrangements bizarres, le je-m'en-foutisme ambiant surtout au niveau de l'entretien, une totale imprévision. Et pourtant, le FMI et la France ont craché un beau paquet de milliards il y a peu pour remettre la Sénélec à flot. A flot... le tonneau des Danaïdes oui...
A propos : l'électricité va augmenter de 8%.
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| LA SENELEC EST LOIN DE REGLER LES DELESTAGES - Un été chaud et noir |
Article Par FATOU BINTOU K. NDIAYE , lobservateur.sn Paru le Vendredi 19 Juin 2009
Les Sénégalais risquent de vivre un été encore et vraiment chaud cette année. D’après les prévisions des travailleurs de la Société nationale d’électricité, les délestages sont loin d’être réglés. Si l’Etat du Sénégal continue cette politique de népotisme au sein de cette structure. Les travailleurs de la Société nationale d’électricité ont fait face à la presse hier. C’était l’occasion pour eux de crier au scandale et prédire un été d’enfer pour les Sénégalais. Car les délestages sont loin d’être réglés et les coupures d’électricité risquent de reprendre de plus belle, si le gouvernement continue cette politique hasardeuse de production de combustible.
Selon les camarades de Aby Dieng Fall, secrétaire général du syndicat des travailleurs, la Sénélec traverse une profonde crise tant en trésorerie qu’en production. Selon eux, jusque-là, toutes les politiques menées n’ont pas permis à la Sénélec de sortir la tête de l’eau.
En effet, selon les travailleurs, la Sénélec doit environ deux milliards à Total et se permet de payer un combustible sur le marché international à des coûts plus chers. Ce qui explique, selon les travailleurs, le surcoût de 400 millions pour le trimestre 2008. «Alors que des principes de transparence voudraient qu’un appel d’offres soit lancé avec des quotas précis pour les distributeurs», estime Mme Fall. Elle estime que la libéralisation ne signifie pas la promotion de l’informel ni du gré à gré.
Toutefois, les travailleurs fustigent la seule responsabilité de l’exploitation des nouvelles centrales de la Sénélec à la société «Watsila» à raison de 213 millions par mois, nonobstant la prise en charge des frais du personnel. Pis, selon Mme Fall et Cie, la Sénélec s’évertue à une politique de mise en réserve froide de certaines de ses unités prétendument obsolètes et non rentables à chaque fois qu’une nouvelle centrale voit le jour. Et il est inconcevable, selon les travailleurs, que le contrat de concession entre l’Etat et la Sénélec oblige cette dernière à confier la gestion des nouvelles centrales à des privés, alors que la Sénélec dispose de ressources humaines ayant une expertise avérée. Toujours dans leur réquisitoire, les travailleurs de la Sénélec dénoncent les politiques tatillonnes de la société qui ne permet plus un recouvrement correct de leurs créances ni de juguler la vaste fraude.
D’ailleurs, pour eux, il est temps de faire face aux politiques pernicieuses et nocives appliquées dans le secteur de l’énergie.
Un autre article avec d'autres infos :
Le syndicat unique des travailleurs de la Senelec (Sutelec) exige une gestion rationnelle de la Société nationale d’électricité (Senelec) et déplore la situation dans laquelle est plongée leur société. Il l’a fait savoir hier jeudi 18 juin 2009, au siège de l’Unsas, au cours d’une conférence de presse. Ce syndicat dénonce aujourd’hui, dans la façon dont la société fonctionne, des disfonctionnements caractéristiques sur la production. Ces manquements ont pour nom politique “ hasardeuse et suicidaire”, des insuffisances dans le transport, la distribution et enfin le commerce de l’électricité.
Selon madame Aby Dieng, sécrétaire général adjointe du Sutelec, « avec toutes ces nouvelles centrales, la Senelec s’est engouffrée dans l’importation du combustible qui n’est pas son métier. Et cette activité engendre aujourd’hui un surcoût de 4OO millions rien que pour le deuxième semestre de 2008, alors qu’elle aurait pu s’approvisionner au niveau des pétroliers traditionnels aux prix du marché et éviter de grever davantage sa trésorerie ». Et de faire remarquer que « l’importation est faite sans aucun respect en matière de passation de marchés ».
Or la politique de la Senelec, définie par la loi d’orientation numéro 98-29 du 14 avril 1998 relative au secteur de l’électricité stipule, à son article premier, que la Senelec a la responsabilité du développement de la production, en recourant à des installations de productions nouvelles qui lui sont propres ou à la production indépendante. A en croire Abdoulaye Sène, chargé des questions de formation au Sutelec, la société s’est résumée “malheureusement” à l’installation des centrales privées (Ipp) tels que Gti, et Kounoune Power. La première est en panne depuis dix mois et la seconde est incapable de fournir la moitié de sa puissance contractuelle renseigne-t-il.
A cela, s’ajoute ce que les syndicalistes appellent « l’aberration du contrat de concession » entre l’Etat et la Senelec qui oblige cette dernière à mettre toutes ces nouvelles acquisitions en gestion privée(O-M). Cette entité reçoit 213 millions par mois de la Senelec en sus des frais de combustibles et de personnels à la centrale C6 de Bel Air pour une production mensuelle d’à peu près de 46 mille Gwh contre 60 mille pour une centrale comme celle de la C4, pour ne citer que celles-là.
Pour faire face à cette situation d’insuffisance de la capacité de production durant certaines périodes, avance M Sène, la Senelec préfère procéder à la location de groupes à des coûts exorbitants sur de longues durées, alors qu’il est démontré que des économies substantielles peuvent se faire sur ce chapitre avec un programme de maintenance respecté sur les groupes de la société. « Il faut que l’Etat s’arrête pour évaluer concrètement les problèmes du secteur avant qu’il ne soit trop tard » a-t-il conclut.
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La Sénélec avoue son incapacité. Délestages > octobre
Et dans la même interview, le directeur annonce qu'en gros, les délestages auront lieu jusqu'en octobre...
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Les problèmes de la SENELEC sont dus à l'indisponibilité des producteurs, selon son directeur
(APS) - Les problèmes actuels de la SENELEC qui se caractérisent par des délestages sont causés par les indisponibilités aléatoires de ses deux producteurs indépendants, a affirmé le directeur général de la SENELEC, Seydina Kane, mercredi à Dakar.
''Le problème le plus important, c'est la production. Les producteurs indépendants ont des problèmes'', a-t-il notamment dit, intervenant lors d'un point de presse donné par le ministre de l'Energie et des Biocarburants, Samuel Sarr.
Notés dans plusieurs quartiers de Dakar et dans les autres régions, les délestages sont dus selon Seydina Kane au fait que depuis le 19 juin, le producteur indépendant GTI connaît des problèmes dans son central de même que l'autre producteur, Kounoune Power.
Dans un document remis à la presse, les services de la SENELEC indiquent que la satisfaction correcte de la demande pour le reste de l'année 2009 sera fortement tributaire du retour en exploitation de GTI et de la bonne disponibilité de Kounoune Power. ''Une indisponibilité simultanée de ces deux centrales prive le réseau interconnecté de 117.5 MW'', souligne le document.
Tout en s'abstenant de donner la date exacte de l'arrêt des délestages, Seydina Kane a annoncé la venue d'une puissance globale de 90 MW en 2009, de 110MW en 2010 et ''la mise en service de la nouvelle centrale au charbon de 250 MW''.