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Corruption. Un livre dévoile l'origine des problèmes de la Sénélec

Le journaliste Babacar Touré publie "Le Triomphe de l'Imposture. Enquête sur l'énergie au Sénégal". Un véritable brûlot contre des personnalités de l'Etat.

Xalimasn.com.

Fruit d'une enquête qui a duré de nombreuses années, le Triomphe de l'Imposture est le récit d'un complot orchestré par des proches du chef de l'état sénéglais, pour après s'être enrichi sur le dos du contribuable, mettre la main sur l'une des dernières sociétés nationales encore debout. Il retrace avec une chronologie édifiante la mise en marche de cette machine infernale qui est aujourd'hui la cause des maux qui assaillent la région de Dakar et l'intérieur du pays. Pointu et pertinent, cet ouvrage polémique pointe du doigt la corruption liée au pouvoir sénéglais. Sans concession, le Triomphe de l'Imposture souligne la carence énergétique dont souffre un pays en pleine mutation. Au fil de la lecture, vous découvrirez des éléments troublants qui apportent un regard neuf sur le sujet.

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France 5. La catastrophe écologique et économique au Sénégal.

"Sale temps pour la planète. Sénégal, l'état d'urgence". Ce documentaire effrayant a été diffusée le 25 août sur France 5. "Encore un reportage français contre le Sénégal" vont dire ceux qui refusent de regarder en face le présent et surtout futur proche. La partie concernant les inondations arrive au moment où Dakar et de nombreuses villes sont dramatiquement inondées à cause de l'incurie et de la corruption des gouvernants dénoncées vertement dans le film.

Ca va péter : tous les explosifs sociaux, écologiques et économiques sont en place. Il ne manque plus qu'un détonateur : celui de la désespérance des Sénégalais. J'espère que ce reportage va être bientôt visible sur internet pour ceux qui ne l'ont pas vu.


Foncier. Ces toubabs qui fraudent par milliards

Il y a des redressements ficaux qui ne sont que des instruments de chantage pour extorsion de biens comme au Golf de Saly, et d'autres qui sont des extorsions de fonds 'légales" plus ou moins justifiées comme les subissent beaucoup d'entreprises étrangères au Sénégal, du petit resto de Saly à la grande SGBS. Il faut savoir que les inspecteurs sont rétribués au pourcentage du redressement, ce qui les rend très zélés... Pour cela, l'administration se base souvent sur une petite erreur, un papier qui manque, une autorisation qu'on a demandé et qu'on n'a toujours pas reçue, et toc, on est épinglé avec de grosses rançons à payer et prison pour bien conditionner le fautif. Par exemple, Olivier du Petit Rosé (et d'autres) a vendu du vin avec ses repas en attendant d'avoir sa licence IV: on lui a dit qu'il pouvait commencer, la licence devait arriver dans les semaines qui suivent. Puis... contrôle, prison, amende, etc.

Curieusement, les "transactions" fautif/fisc font souvent réduire considérablement les prétentions astronomiques de l'Administration fiscale comme ici où Jean Touly a fait rabattre l'amende de 12 milliards à... 300 millions. Pierre Aïm avec sa fraude présumée sur le sucre fait partie de ceux qui profitent du système tant qu'ils sont protégés, et puis un jour, il faut cracher au bassinet: et hop, un milliard de redressement à payer.

Je ne connais pas la réalité des faits qui sont décrits dans l'article qui suit, et je ne sais dans quelle catégorie se situent les redressements concernant des fraudes de nombreux promoteurs de résidences à Saly. N'empêche, je trouve qu'il y a au Sénégal beaucoup de tripatouilleurs, magouilleurs et escrocs toubabs qui profitent de la corruption ambiante pour faire leurs petites affaires tranquillement grâce à des arrangement entre amis, à l'abri de leur argent dont parfois, on ne connait pas l'origine. Ceci est particulièrement vrai dans le milieu des transactions foncières qui est l'un des plus rémunérateur avec la politique... justement grâce au foncier.

En ce moment, le Trésor public est aux abois et je pense que les "redressements" vont continuer. Tous aux abris.

Ajax


Le GIGN fait dans le racket (ça vous étonne ?)

Quatre éléments du Gign risquent 5 ans et la radiation pour extorsion de fonds

Article Par MAKHALY NDIACK NDOYE, L'Obsrvateur - Paru le Jeudi 13 Aoû 2009

Les agents du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale risquent la radiation. Ils seront privés de poste si le tribunal suit le parquet qui demande une condamnation ferme de 5 ans. Pris dans le «piège» d’un trafiquant de chanvre indien, ces pandores ont nié avoir voulu soutirer de l’argent à celui-ci.


Petits trafics entre amis. Wade protège-t-il Aïm qui se sucre ?

Fraude Douanière : Pierre Aïm, " L'ami " Du President, Récidive - Un Coup De Poignard Dans Le Ventre De L'économie Sénégalaise

XIBAR.NET (Dakar, 12 Aout 2009) - Me Abdoulaye Wade, élu président de la République débarquera au palais, avec dans ses bagages un dealer notoire et de dimension internationale : Pierre Aïm. Mêlé à un scandale financier, qui avait défrayé la chronique, il a récidivé : les Gabelous l'ont pris, la main dans le sac, écoulant dans un circuit parallèle du sucre qu?il avait officiellement importé pour la fabrication de boissons. Mais, eu égard à ses relations avec le pouvoir, tout porte à croire que son coup de poignard dans le ventre de l?économie sénégalaise sera, encore, sans suite. [Seneweb]

Manque à gagner pour le Trésor public = 7 milliards quand même (parait-il)


Racket des gendarmes. De pire en pire.

Si le racket des forces de l'ordre va maintenant de pair avec menaces et mort d'hommes, on est mal barré.

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Joal : le gendarme tire à bout portant sur le chauffeur qui refusait de lui donner 1000 francs Cfa

Un gendarme a tué d’une balle à la tempe un jeune chauffeur d’autocar, lors d’un contrôle routine à Joal, petite île située à l’ouest du Sénégal. Selon la radio dakaroise RFM, qui donne la nouvelle, Sangoné Mbaye, originaire de Mewane, se rendait à son village pour la célébration d’une fête religieuse annuelle. C’est au cours de ce déplacement qu’il a été soumis au contrôle par le gendarme Gora Diop. Selon de nombreux témoignages, le chauffeur était en règle, mais se verra exiger la somme de 1000 francs Cfa pour le poisson qu’il transportait. Face à son refus, s’est engagée une vive altercation entre les deux hommes.

C’est au cours de ces échanges que le gendarme aurait tiré à bout portant sur le chauffeur, le blessant à la tempe. Gora Mbaye a succombé à sa blessure lors de son transfert au Poste de santé de la localité, puis à l’hôpital Principal. La brigade de gendarmerie de Joal est actuellement assiégée par des populations en furie, depuis l’annonce officielle du décès officiel du jeune chauffeur, âgé de 34 ans. Des renforts ont été envoyés sur place pour contenir la colère des populations, décidées à se faire justice.


Mbour. Les malversations confirmées par la Cour des Comptes

A voir tous les extraits du rapport de la Cour des Comptes sénégalaise parus dans la presse, il semble que cet organisme soit un des rares qui ose touiller la merde et l'étaler courageusement sur la place publique. Sept organismes ont particulièrement été visés dont le Fonds de Solidarité qui a été pillé par la Ministre et Farba Senghor (quelle honte), et trois maires successifs de Mbour. La gestion foncière et les Domaines sont particulièrement épinglés. Tout est détaillé dans l'article qui suit.

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La Cour des comptes épingle la commune de Mbour

NETTALI.NET - La Cour des comptes que préside Abdou Bame Guèye a publié son rapport annuel 2007. Sept organismes qui ont reçu des missions de contrôle de la Cour des comptes sont cités dans le rapport Il s’agit de la commune de Mbour, de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social, du Centre national d’appareillage orthopédique, du Fonds de garantie automobile, du Fonds de solidarité nationale, de la Radiodiffusion télévision sénégalaise et de l’Office national de formation professionnelle.

Les résultat du contrôle de la gestion de la commune de Mbour qui va de 1999 à 2003 et qui concerne les maires Moussa Ndoye (1999 à 2001), Tafsir Demba Diouf (du 24 février 2001 au 26 décembre 2001), Mbaye Diagne (maire en fonction au moment du contrôle), la délégation spéciale dirigée par Serigne Sougou Guèye (du 26 décembre 2001 au 31 mai 2002), ont permis à la Cour des comptes de noter un certain nombre d’irrégularités. Ces irrégularités ont trait à une gestion non satisfaisante des domaines et des matières, à la perception de recettes non autorisées, aux documents budgétaires mal renseignés, au défaut de respect des règles relatives aux marchés publics et au règlement de dépenses non justifiées.

Autant d’irrégularités qui ont poussé la Cour des comptes à recommander aux responsables de la commune de Mbour, particulièrement la gestion des ressources foncières, l’élaboration de documents budgétaires fiables et le respect de la réglementation relative aux marchés publics.


Boulimie. Des paysans dépossédés de leurs terres par des amis de Wade

BOULIMIE FONCIERE DU REGIME WADIEN

Main basse des autorités sur Mbane. Des ministres, des hommes d'hommes et des sociétés se partagent 417 hectares au détriment des paysans. (La liste complète)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sudonline.sn

Des ministres, des hommes d'hommes, des sociétés ont fait main basse sur les terres de Mbane. Depuis le 19 mars des surfaces totales de terres de 202. 417 hectares ont été bradées. La révélation a été faite par la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en conférence de presse hier, mardi 28 juillet, dans un hôtel de la place

Depuis l'Alternance du 19 mars en 2000, des surfaces totales de terres de Deux cent deux mille quatre cent dix sept (202.417,20) hectares ont été bradées dans la communauté rurale de Mbane. Ainsi, en l'espace de trois(3) années seulement de GOANA et REVA, ce furent Cent quatre vingt neuf mille cent quatre vingt dix (189.190) hectares qui ont été spoliés correspondant exactement à la surface totale de la Communauté Rurale (190.600 ha) ! C'est ce qu'a soutenu la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en conférence de presse hier, mardi 28 juillet, sur la situation de Mbane. Mieux, si l'on en croit l'opposition, en tenant compte des 30.791 ha distribués entre 1980 et 2002, toutes les surfaces confondues attribuées s'élèvent à Deux cent trente trois mille deux cent huit (233.208,32) hectares depuis la création de la communauté rurale en 1980. « Si la logique boulimique libérale et suicidaire s'éclipse face à une réflexion lucide, on constate qu'en réalité il n'existe plus ni pâturages, ni zones d'habitations, encore moins de forêts classées dans cette Communauté Rurale. En effet, la surface de la communauté rurale de Mbane s'élève à 190.600 hectares seulement alors que 233.208 hectares de terres ont été distribués, soit quarante deux mille six cent huit (42.608,32) hectares de plus », affirme la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal. Des autorités de la République font main basse….

Pour l'opposition, le scandale foncier est d'autant plus inacceptable, qu'il implique de grandes personnalités de la République, qui manifestement, dit-elle, piétinent la loi N° 64-46 du 17 juin 1964 relative au Domaine National. Ces autorités de la République « se sont fait attribuer des milliers d'hectares, n'ont payé ni des frais de bornage, encore moins entamé une quelconque exploitation de ces terres ». Et « ayant pris les meilleures terres aux abords immédiats du Lac de Guiers, elles ont par voie de conséquence pris toutes les dispositions de pouvoir, pour confiner les paysans et éleveurs dans les zones arides du Diéri ».

Comme des vautours autour du butin

La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal donne la liste des bénéficiaires, il s'agit de :

* Dakaria Diaw, le Directeur de Cabinet du Président de la République, 1.000 hectares, * Souleymane Ndéné Ndiaye, Premier Ministre, 50 hectares, * Djibo Kâ, Ministre, 100 hectares, * Papa Diop, Président Sénat, Ancien maire de Dakar, 800 hectares, * Assane Bâ, Ministre Conseiller du Président de la République, 500 hectares, -*Maître Madické Niang, Ministre d'Etat, Ministre de la justice, 100 hectatres, -*Samuel Hameth Sarr, Ministre, 100 hectares, * Oumar Sarr, Ministre d'état, 300 hectatres, * Hamath Sall, Ministre 100 hectares, * Thierno Lô, Ministre, 1.000 hectares, * Cheikh Lô, Frère du Ministre Thierno Lô, 1.500 hectares, * Bacar Dia, Ancien Ministre du Sport, 300 hectares, * Général de division Boubacar Wane, 300 hectares, * Général Abdoulaye Fall, 100 hectares, * Madické Diop, Magistrat, 50 hectares, * Ministère de l'Agriculture et de l'élevage, 1.000 hectares, * Me Cheikh Bamba Niang, Magistrat, 210 hectares, * Mme Rokhaya Agathe, 30.000 hectares (trente mille), * Babacar Ndiaye « Keur Khadim », 2.150 hectares, * Rabi Fakih, 3.000 hectatres, * Ibrahima Ndiaye, 1.500 hectares, * Serigne Mboup CCBM, 500 hectares, * Oumar Guèye, fils du Président de la Chambre de Commerce de Kaolack, 6.000 hectatres, * Al Housseynou Dème, Sous-préfet de Mbane, * 40 hectares, l'Union des Jeunes Travailliste Libérales (UJTL), 10 hectares

A cette liste, il faut ajouter les sociétés attributaires :

* Société « Plantation verte », 20.000 hectares, * SEDIMA S.A., 1.000 hectares, * Société MTM, 30.000 hectares (trente mille), * Société SENEGINDIA, 5.000 hectares, * Sté Hispano-Sénégalaise, 1.000 hectatres, * SEPROCA SA, 5.000 hectares, * TOUBA INSER, 2500 ha, * PROMODEV SA, 50.000 hectares (cinquante mille), * AFRINVEST, 5.000 Hectares, * Henno Sann, 800 hectares, * John Roberts, DG Bomfords, Angleterre, 500 hectares, * Société Agro Pastorale SANOSSI, 1.500 hectares

Penser aux conséquences d'une boulimie foncière

A en croire le Benno Siggil Senegaal , si les 233.208 hectares distribués devaient être irrigués, on devrait faire face à une opposition immédiate de la Mauritanie et du Mali. Il soutient que pour « le programme de l'après barrage, seuls 240.000 hectares peuvent être aménagés sur la rive gauche du Fleuve Sénégal au profit du Sénégal, sur lesquels seuls 140.000 sont destinés à l'agriculture (voir le Programme de Développement Intégré de la Rive Gauche (PDRH) élaboré par la SONED et l'état du Sénégal) ». Avant de s'interroger : « Comment peu-t-on alors envisager d'exploiter 233.208 hectares à Mbane sans provoquer une crise dans la sous-région ? Pour beaucoup moins que cela, l'excellent Programme des Vallées Fossiles pour le Sénégal, initié sous le régime socialiste, a été sacrifié, pour éviter un conflit avec la Mauritanie ! ».

En plus, au plan de l'environnement et de l'approvisionnement en eau potable, souligne l'opposition, « il faut savoir que le hydrogéologues ont prouvé que le lac de GUIERS perdait 75% de son volume par évapotranspiration chaque année. Si on veut en plus irriguer 233.208 hectares avec ses mêmes ressources hydriques, on l'assécherait et on priverait Dakar d'eau potable de manière irréversible ».

Pourquoi ils veulent changer le Pcr issu des rangs de Benno

La Conférence des leaders de tirer la conclusion « qu'au vu de ce qui précède, on comprend mieux les enjeux des élections rurales dans la Communauté Rurale de Mbane. Une nouvelle équipe est arrivée au pouvoir, suite à une éclatante victoire de la coalition « BENNOO SIGGIL SENEGAAL » au lendemain des élections municipales et Rurales du 22 mars 2009 ». Cette dernière avait, selon l'opposition, commencé à mettre en œuvre ses promesses électorales suivantes, en l'occurrence : « un audit citoyen des attributions des terres en zones de terroir ;La désaffectation des terres attribuées illégalement ; Une redistributions des terres aux paysans, éleveurs et ayant droits ; Le refus systématique de déplacements de villages Peulhs au profit de l'agriculture ». Et d'ajouter : « Les déprédateurs de la République sachant que leurs terres seront nécessairement désaffectées, font tout ce qui est en leur pouvoir, pour éviter que l'équipe de « BENNOO SIGGIL SENEGAL » victorieuse ne s'installe durablement aux commandes »

La résistance s'organise

Pour les populations de Mbane, il n'est pas question qu'une nouvelle équipe vienne prendre les rênes de leur Communauté Rurale. « Elles ne veulent ni d'une équipe SOPI ni d'une Délégation spéciale, qui ne serait rien d'autre qu'un bras armé du SOPI et des déprédateurs de la République », souligne l'opposition, avant d'ajouter : « Si les tenants du pouvoir essayent d'imposer Mamadou Ciré Diallo et son équipe à la tête de la Communauté Rurale ou d'y installer une Délégation Spéciale, les populations leurs opposeraient une désobéissance civile sans précédent dans l'histoire de notre pays, jusqu'à l'avènement d'un nouveau régime, en l'occurrence : refus de payer les impôts, refus de payer les taxes dans les loumas, déclaration de tous les membres du « nouveau Conseil Rural » persona non grata dans la Communauté Rurale, Refus de déférer à toute convocation de ce « Conseil » ou de son « Président », Interdiction de tenue de réunions dans la maison Communautaire de Mbane, Refus de travailler avec le nouveau sous-préfet, etc.. »

En tout état de cause, le Front « BENNOO SIGGIL SENEGAAL » « avertit solennellement, qu'il se réserve, une fois au pouvoir, le droit de remettre en cause toute acquisition de terres dans des conditions non transparentes à Mbane, surtout par des Ministres de la République, qui ont manifestement abusé de leur situation de pouvoir et de proximité avec le Président Abdoulaye Wade, pour spolier les pauvres populations. Aucune indemnisation ou dédommagements ne leur seront payés ».

SUD QUOTIDIEN

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Une société française porte plainte et réclame 13 milliards au Sénégal.

Les entreprises françaises ou dirigées par des toubabs ont la vie dure au Sénégal. Soumises au racket administratif des douanes, du fisc et de toutes sortes d'administrations, elles ont en plus des difficultés à se faire payer par l'Etat comme la filliale sénégalaise de Jean Lefebvre Sénégal. Ou encore elles font les frais de certaines guéguerres politico-diplomatiques comme Bolloré à qui on a enlevé la gestion du port à containers de Dakar. Elles font parfois l'objet de convoitises et toutes sortes de manœuvres peu reluisantes sont perpétrées pour récupérer l'entreprise ou ce qu'elle possède. Orange a fait l'objet d'une amende record de 1,3 milliard à cause d'une rupture de service de deux heures dans le secteur de la Présidence. La Sénélec, miraculeusement échappe à ces mesures de rétorsion malgré toutes sortes de manquements graves au service public avec des dommages collatéraux considérables pour l'économie du pays. Il est vrai que la Sénélec est entièrement sénégalaise et n'a que des dettes...

Pour la première fois, une société française dont on ne connait pas le nom a porté plainte contre l'Etat du Sénégal à qui il réclame 13 milliards de Fcfa. Quelle société et pourquoi ? Mystère.


Bradage du foncier. Les cadeaux de Wade à ses copains

FESTIN FONCIER - BRADAGES DU PATRIMOINE BATI.
Ils se partagent nos terres. 400 hectares de Tivaouane Peulh offerts gratuitement à Alioune Badara Badiane PDG de NAMORA

 

SUD QUOTIDIEN

Les immeubles du patrimoine bâti de l'Etat sont cédés à tour de bras, à bas prix, à des personnalités du régime, sur simple instruction du Président de la République. Il s'agit, à titre d'exemple, des immeubles situés entre l'Avenue des Diambars et le Boulevard Roosevelt.

C'est la révélation faite par la Ligue Démocratique (Ld) du Pr Abdoulaye Bathily. Pour les « Jallarbistes » ces comportements dérogent à une disposition du code du domaine de l'Etat qui fait obligation d'avoir en amont l'autorisation parlementaire pour de telles cessions

Le plus intéressant c'est que pendant que l'Etat se débarrasse ainsi de son patrimoine, il conventionne, souligne la même source, pour abriter ses services, des immeubles appartenant le plus souvent à ces mêmes personnalités du régime. « Tout récemment, à Mbane, des fonctionnaires, des ministres de la République et des hommes d'affaires se sont vus attribuer plus de terres que n'en dispose la communauté rurale elle-même », font remarquer les camarades de Bathily.

400 hectares de Tivaouane Peulh offerts gratuitement

A ces scandales, vient s'ajouter l'attribution gratuite par le Président de la République de 400 hectares à Tivaoune Peulh à Alioune Badara Badiane PDG de NAMORA pour la réalisation, dit-il, de 40.000 logements. « Pendant ce temps Monsieur Badiane, après avoir installé quelques villas témoins, fait le tour du monde, pour vendre des logements virtuels aux Sénégalais de la diaspora », souligne la Ld

Au même moment, par un protocole, « l'Etat cède à vil prix (4410 F le mètre carré) d'abord 30 hectares, ensuite 26 hectares dans les réserves foncières de l'aéroport LSS, à monsieur Mbackiou Faye contre le paiement par ce dernier, pour l'Etat, de 20 milliards nécessaires à la construction sur le flanc des Mamelles, par des Coréens, du monument de la renaissance africaine ». Les « Jallarbistes » d'expliquer que la valeur de marché du mètre carré dans la zone avoisine 250.000 F le mètre carré. « C'est ce même Mbackiou Faye qui avait déjà bénéficié de 7 hectares en échange seulement d'un hectare à Mermoz, à la suite de la levée en 2005 par le Président de la République de la servitude d'urbanisme sur la bande verte, en dépit de l'avis d'objection technique de l'ASECNA.

Quel marché de dupes ! », précisent les camarades de Bathily.

Un vaste programme de bradage du foncier

La Ld de souligner que depuis 2000, les Sénégalais assistent, impuissants, à un vaste programme de bradage du patrimoine foncier de l'Etat et de la nation par les autorités de l'alternance sous la caution ou l'instigation directe du chef de l'Etat.

Le domaine national, le domaine privé et le domaine public de l'Etat sont ainsi mis sous coupes réglées et systématiquement bradés en violation flagrante des règles et procédures en l'espèce, au détriment des intérêts supérieurs de l'Etat et de la Nation, renseigne la même source. Selon les « Jallarbistes », « Aujourd'hui, des experts évaluent à plusieurs centaines de milliards le manque à gagner pour l'Etat sur la cession illégale des terres de son domaine public maritime (DPM) dont pourtant imprescriptibilité et inaliénabilité sont les attributs de sa personnalité juridique »

Les camarades de Bathily de se demander comment « Un Etat qui a été obligé de diminuer de 135 milliards sa loi de finance initiale et qui tend la main à la communauté des bailleurs peut-il être pris au sérieux avec de telles pratiques ? »

Pour les « Jallarbistes », la gestion foncière et domaniale se révèle « une immense opération d'escroquerie permettant d'enrichir des dignitaires du régime et que le pouvoir cherche à camoufler par des artifices juridiques et des arguments de prétendues politiques publiques comme la GOANNA, les infrastructures, l'habitat social etc… »

Des crimes imprescriptibles

La LD met solennellement en garde contre la poursuite de cette politique, tient pour responsables ses auteurs et attire leur attention sur le caractère imprescriptible de ces crimes économiques. Avant d'exiger : « L'annulation des protocoles léonins entre l'Etat et Mbackiou Faye, des délibérations illégales du conseil rural de Mbane et la restitution à la communauté rurale des terres attribuées, des cessions irrégulières sur le patrimoine bâti de l'Etat et l'arrêt de toute cession sur ce patrimoine et un audit indépendant de la gestion foncière et domaniale depuis 2000 ».

Par ailleurs, la LD appelle les populations à manifester leur désaccord à la réalisation de la Statue de la renaissance africaine « qui n'est rien d'autre qu'une insulte à la misère du peuple et l'expression de la folie de grandeur d'un homme obnubilé par la célébrité de son vivant et la gloire posthume ». Et exhorte l'opposition réunie au sein de Benno Siggil Sénégal à « prendre toutes les initiatives nécessaires pour faire échec à la gestion prédatrice du foncier qui met en péril l'unité nationale, la stabilité et la paix dans notre pays »

SUDONLINE.SN


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