J'hallucine !!! Le Sénégal va avoir une nouvelle capitale en location, nommée "Dubaï Atlantique"
La main-mise progressive du Sénégal par les arabes continue. Toujours avec les mêmes : Dubaï World. Ils vont financer une nouvelle capitale qui s'appellera "Dubaï Atlantique". Pharaonique, elle coûtera 30 milliards de dollars. Elle va couvrir 25.000 ha, avec une population d'un million d'habitants vers 2030. Elle sera donnée (si l'on peut dire) en location au gouvernement du Sénégal pendant 50 ans. Quand on sait comment l'Etat paye, il risque d'y avoir des étincelles. Et puis, cette capitale à crédit va être payée sur deux générations de Sénégalais qui l'auront sur le dos A moins qu'ils ne l'aient ailleurs.
De plus, une loi sur mesure vient d'être votée. Elle autorise une exonération d'impôts pour tout investissement supérieur à 250 milliards de Fcfa ! D'ailleurs, le Said, syndicat des impôts, s'insurge et dénonce cette loi "illégale", injuste dans unpays pauvre, et son mode d'application opaque (décisions sans accord du premier ministre) (lire l'article).
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Une nouvelle Dubaï au Sénégal
Lundi 2 juillet 2007 - Source : webmanagercenter.co
Une nouvelle ville Dubaï sur l’Atlantique va être créée de toute pièce au Sénégal et sera réalisée sur 3 ans (2008-2010), créant ainsi une nouvelle capitale pour ce pays, après Saint-Louis et Dakar.
C’est l’architecte Franco-tunisien, Olivier Cacoub, qui aurait dessiné les plans d'urbanisme de cette nouvelle cité, dont le protocole de réalisation a été signé par Dubai World en mars dernier. Selon des chiffres fournis, Dubaï Atlantique coûtera la bagatelle de 30 milliards de dollars américains qui seront avancés par Dubai World et puis remboursé par l’Etat sénégalais sous forme de loyer. En effet, l’administration va disposer de bâtiments, d’hôtels, de routes et autres hôpitaux.
Le bail s’étalera sur une période comprise entre 30 et 50 ans.
Dubaï l’Atlantique va couvrir 5.000 ha au départ, pour en atteindre 25.000, avec une population de 200.000 habitants en 2010, et 1 million vers 2030. La nouvelle ville sera reliée à l’aéroport Blaise-Diagne par un TGV et par des autoroutes de 6 à 8 voies en direction de Dakar et Saint-Louis.
En outre, les promoteurs Damag et Limitless prévoient la construction d’hôtels de luxe à 40 km au nord de Dakar, dans la région du Lac Rose.
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Mégalopolis. Ah la belle capitale Arabo-Sénégalaise !
C'était en 2007.
Ce projet pharaonique de nouvelle capitale sénégalaise va rejoindre le Musée des oubliettes de Papy Wade. Il était prévu un TGV et des autoroutes à 8 voies. La nouvelle capitale devait être inaugurée en 2010. "Ce projet est irreversible" a annoncé le ministre de l'Urbanisme.
Tu parles. Le président Papy-Dof vient d'y renoncer (août 2009) après avoir dépensé 10 milliards pour rien (Lire le commentaire suivant)
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Une nouvelle Dubaï sur Atlantique va être créée de toutes pièces au Sénégal et sera réalisée sur 3 ans et achevée en 2010, créant ainsi une nouvelle capitale, aprés Saint-Louis et Dakar. C'est le franco-tunisien Olivier-Clément Cacoub qui a réalisé les plans d'architecture de cette nouvelle cité et c'est Dubaï World qui a signé en mars 2007 le protocole de réalisation.
Dubaï Atlantique devra couter 30 milliards Usd, qui seront avancés par Dubaï World et puis remboursé par l'Etat Sénégalais sous forme de loyer, du fait que l'administration va disposer des bâtiments, hôtels, routes et hôpitaux. Le bail s'étalera sur une période de 30 à 50 ans.
Dubaï sur Atlantique va couvrir 5.000 Ha au départ, pour atteindre 25.000 Ha, avec une population de départ de 200.000 habitants en 2010 et pour atteindre 1 million vers 2030. La nouvelle ville sera reliée à l'aéroport Blaise-Diagne par un TGV et par des autoroutes de 6 à 8 voies en direction de Dakar et Saint-Louis. En outre les promoteurs Damag et Limitless prévoient la construction d'hôtels de luxe a 40 km au nord de Dakar, dans la région du Lac Rose.
FONCTIONNELLE, AFRICAINE, VERTE, CONVIVIALE... : Les promesses de la nouvelle ville

La visite mardi dernier du site de la “ ville nouvelle ” sise à Lompoul en compagnie du ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, M. Assane Diagne, de l’architecte en chef M. Olivier Clément Cacoub et de ses associés et de toute la délégation qui l’accompagnait, a permis d’évaluer le travail déjà entrepris dans le cadre de l’Aménagement et de l’Urbanisme, en vue de la construction de la “ ville nouvelle ”.
Sur le site limité en sa bordure maritime par les villages de pêcheurs de Diogo-sur-mer (Communauté rurale de Darou Khoudoss) vers le Sud et Lompoul (Communauté rurale du même nom) plus au Nord sur une bande de 14 kilomètres, le ministre Assane Diagne a tenu à présenter l’architecte en chef des travaux de construction de la “ ville nouvelle ” qui, selon lui, a été choisi sur des bases objectives. Pour avoir été lauréat du premier Grand prix en Europe en matière de construction et d’architecture. Ce qui représente, selon Assane Diagne, un prix Nobel en la matière. Il a, en outre, souligné que l’architecte Olivier Clément Cacoub a été aussi nommé architecte en chef des Monuments et Bâtiments de Paris. “ Une partie de la Tunisie et surtout la ville de Yamoussoukro ont été construites par M. Cacoub, qui va faire la “ ville nouvelle ” sous inspiration du Président Abdoulaye Wade ”, note-t-il.
Si les besoins de décongestionner la ville de Dakar se font de plus en plus pressants, “ la ville nouvelle ” décrite par le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire sera “ une ville ouverte sur la mer, large avec ses forêts urbaines, ses lacs urbains, une circulation fluide, une partie centrale qui abritera les institutions politiques et administratives ”. Pour Assane Diagne, cette ville verte sera très fonctionnelle et extrêmement africaine.
“ Les Sénégalais l’aimeront et se l’approprieront et en feront un espace riche avec une mixité sociale voulue par l’architecte en chef, car chaque Sénégalais aura le loisir de vivre là où il veut ”, promet-il.
Une ville conviviale
Hier, à la suite des entretiens et échanges entre différents techniciens avec l’architecte en chef et ses associés, le ministre Assane Diagne s’est réjoui du fait que le Sénégal possédait, en son territoire, sa principale richesse. “ A cela, il faudra y ajouter la sécurité et la main de l’homme qui feront le reste pour faire des lieux un espace où il fait bon vivre ”, avance-t-il. Avant d’indiquer des échéances très courtes pour la construction de la “ ville nouvelle ”, “ cinq ans voire dix ans ”, lâche-t-il.
Pour l’architecte en chef, la “ ville nouvelle ” voulue par le Président Abdoulaye Wade est une ville conviviale qui va permettre aux Sénégalais de se rapprocher, de se connaître et de permettre aux autres Sénégalais de connaître les Sénégalais. “ Ce n’est pas une grande ville, c’est un tour de table, c’est un salon. Il faut que tout le monde soit à l’aise, que tout le monde participe à la construction, que cette ville devienne de plus en plus la référence en Afrique ”, commente-t-il. Et Olivier Clément Cacoub de souligner : “ il faut que cette ville soit la fierté de tous les Sénégalais. Nous allons mettre là toutes les dernières idées d’urbanisme ”.
Un processus irréversible
Parlant de la situation domaniale et foncière, le ministre Assane Diagne a assuré que le site appartenait en partie au Domaine national. “ Nous allons faire l’état des lieux et nous discuterons avec ceux qui ont des terrains. S’il y a une possibilité de les laisser sur place, nous le ferons ; par contre, s’il y a lieu d’indemniser, nous le ferons selon les textes régissant l’expropriation ”, annonce-t-il.
Quid des premiers travaux de construction ? Il s’agissait de déterminer pour les techniciens et les architectes, la grande pénétrante de la “ ville nouvelle ”. Il a été décidé, à l’en croire, un emplacement pour recevoir la base-vie qui sera composée d’un bâtiment central, d’une salle de conférences, d’un restaurant, de chambres de passage (...)
Face à la presse, le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire a affirmé que le processus de construction de la “ ville nouvelle ” était irréversible et il a réaffirmé la détermination et la grande volonté politique des autorités de l’Etat, qui demeurent la grande locomotive de cette ville. “ Il faut que les Sénégalais comprennent que c’est leur ville et qu’il se l’approprient ”, indique-t-il.
Future capitale ?
Pour Assane Diagne, la création de cette ville nouvelle instruite par le président de la République est une impulsion pour que chacun de nous ne doute plus de cette ville. Quant à son statut, il met un bémol sur la rumeur présentant la ville nouvelle comme la future capitale du Sénégal. “ On ne peut dire que cette ville est la capitale du Sénégal. C’est une loi qui décide de l’érection d’une ville en capitale. Ce serait prématuré de le dire. En somme, c’est une ville qui sera organisée pour qu’elle devienne ce que l’on voudra ”, explique-t-il.
Le Président de la Communauté rurale de Darou Khoudoss, M. Mactar Ndiaye, conscient de la sauvegarde de l’équilibre de l’espace (25.000 hectares) occupé par le projet de construction de la “ ville nouvelle ”, a pour sa part demandé aux autorités de l’Etat de faire des missions d’informations et d’explications auprès des populations du site et de ses environs. Une demande qui sera très certainement prise en compte pour mener à bien les futures étapes de la réalisation du projet de la “ ville nouvelle ”.
Une ville pour décongestionner Dakar
Les difficultés liées au déplacement dans Dakar font perdre à l’économie sénégalaise plus de 100 milliards de FCfa par an. D’où la nécessité d’aménager une nouvelle ville pour décongestionner la capitale et favoriser les conditions d’une compétitivité économique.
Le projet de la “ ville nouvelle ” s’intègre dans les grands chantiers du Chef de l’Etat, pour la construction d’un Sénégal émergent, dans une Afrique renaissante. La ville de Dakar occupe une position excentrée, notamment avec une saturation de l’espace urbain (80 % des industries, 75 % des activités économiques et administratives, 30 % de la population), mais aussi une concentration irrationnelle de l’espace et les difficultés de se déplacer qui font perdre à l’économie sénégalaise plus de 100 milliards de FCfa par an.
Le président de la République, en visionnaire, a conçu le projet de “ ville nouvelle ”, qui va permettre en amont un meilleur aménagement et la valorisation de l’espace disponible en dehors de Dakar.
Ce projet vise donc à réaliser un développement durable et un aménagement plus équilibré du territoire national ; à décongestionner durablement la ville de Dakar, afin d’améliorer sa compétitivité économique et son attractivité ; à créer les conditions d’une modernité effective de l’administration centrale, afin de réaliser un réseau d’infrastructures de communication mieux structuré.
La première phase de la “ ville nouvelle ” sera construite sur une zone de 5.000 hectares en bordure de l’océan et elle est destinée à une population d’environ 200.000 habitants. C’est une zone d’une part à dominante politique et administrative, avec une frange littorale à vocation touristique avec des lieux d’échanges commerciaux et culturels, des stations et complexes touristiques. D’autre part, cette zone abritera un espace urbain à fonctions diversifiées avec des logements, des activités et des équipements...
La seconde phase de construction sera une extension de près de 20.000 hectares qui permettra d’accueillir près de 1.000.000 d’habitants. Dans cet espace, il est prévu une implantation d’une voirie hiérarchisée avec un maillage de réseaux, de voies de contournement, des pénétrantes et des dessertes de voisinage. Dans le domaine des transports, un aéroport de transports moyens, une gare ferroviaire, une gare routière, des héliports, un réseau de bus sont prévus. Dans le schéma global, une large place est réservée à l’environnement urbain, à la revitalisation des Niayes et à la promotion économique de l’artisanat.
B. B. SANÉ, Le solei (Sénégal)
Dubaï en terre africaine ?
Les autorités misent sur le projet d’une nouvelle capitale pour faire du pays un pôle économique de premier ordre sur le continent.
Fonctionnelle, haut de gamme, ultramoderne… Les adjectifs qualifiant la nouvelle capitale dont le pays voudrait se doter ne manquent pas. Il faut dire que le projet, pour le moins ambitieux, a pour but de faire du pays de la Téranga (« hospitalité », en wolof) un pôle économique de premier ordre sur le continent. Selon les prévisions du ministre chargé du projet, Ahmed Khalifa Niasse, les premières infrastructures de « Dubaï sur Atlantique » - comme il l’appelle - pourraient être achevées dans trois ans.
Le 4 avril 2010, la Fête de l’indépendance du Sénégal devrait même être célébrée dans la nouvelle capitale -, qui sera alors la troisième dans l’histoire du pays, après Saint-Louis et Dakar -, dont le nom officiel n’a toujours pas été révélé par le président Abdoulaye Wade.
Optimiste, le ministre Ahmed Khalifa Niasse se veut rassurant : bien que colossal, le projet n’a rien d’utopique. Le cabinet d’architecture parisien Cacoub en a d’ores et déjà réalisé les plans. En outre, les autorités ont engagé depuis plusieurs semaines de très sérieuses négociations avec des firmes immobilières de Dubaï. Et un accord a été signé à la fin du mois de mars avec Limitless, la filière immobilière de Dubai World. Par ailleurs, une délégation du groupe émirati Damag a effectué à la mi-mai un voyage dans le pays afin de visiter le site où la nouvelle capitale devrait sortir de terre.
Situé sur la côte nord de l’Atlantique, à mi-chemin entre Dakar et Saint-Louis, « Dubaï sur Atlantique » devrait coûter, selon les premières estimations, quelque 30 milliards de dollars. Mais qui va payer ? D’après Ahmed Khalifa Niasse, l’État du Sénégal ne déboursera pas un centime pour sa réalisation. En revanche, il devra verser un « loyer » - d’un montant encore inconnu - lui permettant de disposer des bâtiments administratifs, des hôtels, des hôpitaux ou encore des routes. Le bail s’étalera sur une période de trente à cinquante ans. Considérée par les autorités sénégalaises comme un outil au service du développement du pays, de l’Afrique de l’Ouest et du Nord, « Dubaï sur Atlantique » occupera, dans un premier temps, une superficie de 5 000 hectares (ha). À terme, la ville s’étendra sur 25 000 ha pour une population de 200 000 habitants en 2010, et de 1 million par la suite.
La capitale du futur, dont l’architecture rappellera néanmoins les monuments ancestraux soudano-sahéliens et arabo-berbères, sera par ailleurs reliée à Dakar et à l’aéroport Blaise-Diagne de Diass par un train à grande vitesse (TGV), le premier sur le continent. D’après les premiers plans établis, des autoroutes de six à huit voies en direction de Saint-Louis et de Dakar ainsi qu’un port seront construits. Les promoteurs Limitless et Damag prévoient par ailleurs des travaux d’aménagement à Dakar et la construction d’hôtels de luxe au lac Rose (à 40 km au nord de Dakar)…
SÉNÉGAL - 20 mai 2007 - par CÉCILE SOW GUÈYE, CORRESPONDANTE À DAKAR (Jeune Afrique)
Autres réactions :
CONTESTATION - Ecartés dans la conception de la nouvelle ville : Plaintes et complaintes des architectes sénégalais
Sur le chemin de la «Ville nouvelle» : Malheur aux invités du ministre !
Le syndicat des architectes du Sénégal n’apprécie pas la mise à l’écart de leurs membres dans la conception de la nouvelle ville de Lompoul. Ces derniers contestent le choix de M. Cacoub et s’étonnent du manque de transparence dans l’attribution du marché. Et du manque d’inspiration dans la conception des plans.
Les architectes sénégalais ne sont pas prêts d’avaler la couleuvre que constitue le choix d’un architecte étranger pour la construction de la nouvelle ville de Loumpoul. Ces derniers, regroupés autour du syndicat des architectes du Sénégal, ont tenu un point de presse, hier, pour s’insurger contre leur mise à l’écart dans ce projet. Selon son président, Ousseynou Faye, «la conception d’une ville est d’une telle complexité qu’elle demande un large éventail d’expertise».
D’après ses explications, «l’érection d’une nouvelle ville doit prendre en compte les aspects économiques, sociologiques et culturels. Et, à ce titre, aucun architecte ne peut répondre de ces préalables mieux que les Sénégalais qui connaissent le terrain et les réalités des populations».
Loin de vouloir s’inscrire dans une xénophobie, le syndicat reste convaincu que «l’Ordre des architectes du Sénégal, riche de plus de 200 membres très reconnus dans la sous-région et ailleurs, renferme en son sein la crème pouvant doter de la nouvelle ville une architecture qui réponde aux besoins des populations». «On peut être moderne et être Sénégalais. C’est incompréhensible qu’un étranger nous apprenne à vivre chez nous en dessinant les grandes lignes du projet», pestent les architectes.
De l’avis de M. Faye, Olivier Clément Cacoub qui a été choisi par le président de la République ne peut pas être l’architecte d’opération en charge du contrôle et de l’exécution de l’essentiel des travaux et «laisser des miettes aux autochtones». D’autant que «les compétences requises sont bien là et sollicitées de partout dans le monde». En effet, précise-t-il que cette sortie du syndicat est une position de principe et de patriotisme. «Ce n’est guère pour des raisons pécuniaires mais, quand on a ce qu’il faut dans son pays, l’on n’a pas besoin d’aller le chercher ailleurs», renchérit Ousseynou Faye.
Par ailleurs, le syndicat des architectes exprime son incompréhension quant aux critères qui ont prévalu au choix de M. Cacoub. Ainsi, ils s’émeuvent «qu’il n’ait pas eu d’appel d’offres ou de manifestation d’intérêts. C’est très facile de se lever un jour et d’offrir un plateau d’argent, un tel marché à quelqu’un sans la définition des critères d’attribution». Ils sont d’avis que, la construction de la ville de Yamoussoukro par l’architecte choisi n’est pas un bon baromètre de jugement.
Car, révèle-t-ils, «la conception de cette ville a été un échec cuisant pour l’architecte». M. Faye d’expliquer que «Yamoussoukro a été surdimensionnée au point que les populations, ayant perdu leurs repères, étaient obligées de la fuir. Il a fallu que le défunt Président Boigny accorde des subventions à ces dernières pour les encourager à rester dans la ville».
Ainsi déplore-t-ils le manque d’inspiration dans la conception de la nouvelle ville de Lompoul. «Le plan n’est qu’une pâle copie modifiée de la ville de Paris comme cela a été le cas avec l’aéroport de Diass. Celui-ci n’est rien d’autre que le clone de l’aéroport de Roissy.» Or, les collègues de Ousseynou Faye estiment que, compte tenu de la différence des réalités et des cultures, les conceptions doivent différer de façon essentielle.
En outre, le syndicat s’étonne du silence de l’Ordre des architectes devant de telles situations où les autochtones sont lésés et laissés en rade.
Pour M. Faye, l’Ordre est représenté par un architecte fonctionnaire qui dépend du ministère de tutelle. «Comment ce représentant qui a les mains liées, peut-il défendre les intérêts de toute une corporation dont la majeure partie évolue dans le privé ?», se demandent les architectes. «Il est malheureux que le président de l’Ordre cautionne ces faits ainsi que le ministre de l’Urbanisme, Assane Diagne, qui est lui aussi de la même corporation», regrettent les architectes.
Ndiaga NDIAYE (Le Quotidien 27/10/2005)
VISITE - Sur le chemin de la «Ville nouvelle» : Malheur aux invités du ministre !
Lompoul. La «Ville nouvelle». Un budget et une visite de terrain en compagnie de l’architecte choisi et le ministre de tutelle. Une invitation reçue des jours avant celui de la visite. Cela suppose une bonne organisation. Mais ce pragmatisme, on ne connaît pas au ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire. Du moins quand il s’agit de la presse. C’est le tâtonnement depuis le parking de ce ministère. Et pour certains journalistes, Lompoul… c’est la plage de Fass Boye.
Avant-hier, le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, Assane Diagne et ses agents accompagnés de l’architecte Olivier Christophe Cacoub et ses associés effectuaient une visite de terrain à Lompoul, site choisie pour abriter la «Ville nouvelle». L’architecte devait donner une idée de ce que sera cette «Ville nouvelle» une fois achevée, ce qui fera son originalité en terme de cadre de vie, sa particularité par rapport aux autres villes du Sénégal et d’Afrique.
Pour une plus large diffusion, de ce que va donner la concrétisation de cette idée du chef de l’Etat, le ministère a invité des journalistes pour cette visite. Et la presse a répondu animée par le souci d’informer.
Seulement avant-hier, on avait l’impression que ces journalistes étaient des invités indésirables. Pour un voyage sur une distance d’environ 200 km, il n’y avait pas un moyen de transport à leur disposition. «Non, le conseiller en communication avait prévu un bus, mais on lui a fait comprendre que le chemin qui sera emprunté va être impraticable pour le bus.» Alors il faut se rabattre sur les véhicules 4x4 prévus pour ce voyage. Seulement, les journalistes ne peuvent occuper que les siègent arrières, s’il en reste. Et même cette discrimination ne règle pas le problème. D’autant que d’aucuns parmi eux refusent «d’être parqués derrière comme des moutons». A ceux-là on demande d’attendre un véhicule qui «est allé chercher de l’essence». Quelques minutes après, ledit véhicule se gare suivant la file dans le parking du ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, avec trois passagers.
Le problème reste entier. Mais le plus désolant c’est de voir les organisateurs toiser les journalistes comme des malpropres, avec des interpellations du genre : «Qui vous a invité ? Je ne me rappelle pas avoir envoyé un fax chez vous. J’ai la liste en face de moi, mais il n’y a point le nom de votre organe.» Et après des échanges de propos pas trop agréables, des concessions de part et d’autres, il reste une place pour quatre journalistes. En fin de compte, deux vont embarquer les autres devront rebrousser chemin.
C’est à ce moment qu’arrive un véhicule du ministère du Tourisme, à bord duquel ces derniers vont voyager… jusqu’à Fass Boye. Là, le «sauveur» venu du ministère du Tourisme tombe en panne. L’embrayage ne répond plus. Pas moyens de le réparer après moult tentatives.
Le cortège du ministre, lui, a continué son chemin. Ces journalistes, ne verront pas Lompoul, ni la «Ville nouvelle». Ils resteront coincés sur la plage pendant plus de trois heures, sans assistance. A quelques minutes de 16 heures, l’espoir passe en la personne du préfet. Mais ce sera aussi bref que son assistance : «Attendez, il y a les autres qui arrivent», rassure un des passagers du cortège.
Les autres, ce sont des gendarmes, des journalistes et le conseiller en communication du ministre. Ces derniers, paraît-il, ont insisté pour reprendre le chemin emprunté à l’allée… dans l’espoir de retrouver le véhicule tombé en panne et ses passagers. Histoire de vérifier s’ils sont sains et saufs.
Que c’est beau la communication avec le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire !
Fatou FAYE, Le Quotidien (Sénégal)
La capitale du futur passe à la trappe
MEKHE, NOUVELLE CAPITALE : WADE RENONCE A SON PROJET. Dix milliards pour rien. Par Abdou Latif Coulibaly
lundi 31 août 2009 - lagazette.sn
Depuis son installation au pouvoir en mars 2000, le président de la République caresse le rêve de construire une nouvelle capitale pour le Sénégal. [xalima.com] Ce projet nécessite selon des sources dignes de foi la bagatelle de 15 000 milliards de FCfa, pour sortir de terre la ville de base dont la construction initiale est prévue sur 5000 hectares de terres extensibles sur 2000 autres. Ce projet pharaonique qui a tant fait rêver le chef de l’Etat serait, à en croire nos sources, bientôt rangé dans le rayon bien garni des projets sans lendemain du chef de l’Etat. Après avoir englouti un peu plus de dix milliards dans le projet, le chef de l’Etat aurait compris que son initiative est sans issue. Tout en sachant que son choix est définitivement fait, le président de la République continue de faire croire qu’il n’en est rien. [[xalima.com] Il a renoncé pour avoir compris que les financements nécessaires sont hors de portée du Sénégal. Il fera difficilement un tel aveu. L’orgueil de l’homme l’en empêche. Et pourtant…
On entend aujourd’hui rarement dans le discours officiel tenu par les autorités du pays la nouvelle capitale politique et administrative du Sénégal dont la réalisation avait été pourtant annoncée en grandes pompes par le chef de l’Etat. Il serait surprenant que cette ville sorte de terre dans les deux ans à venir. Le chef de l’Etat n’aura aucune chance de bâtir cette nouvelle ville durant son mandat en cours. On peut croire que sa volonté de la réaliser lui-même pourrait être décisive dans sa décision finale de se représenter ou non pour un troisième mandat.
Pourtant, le président de la République avait prévu et annoncé que le sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique qui a eu lieu en mars 2008 au Sénégal se tiendrait dans la nouvelle capitale. Ainsi, le 13 décembre 2002, le choix d’un site devant abriter le nouveau centre administratif et politique du Sénégal a été fait. Celui-ci, situé entre la localité de Mékhé et l’Océan Atlantique, s’étend sur une surface de 5000 hectares, extensibles à 2000 hectares.
Durant un Conseil présidentiel, un architecte en chef, le défunt Olivier Clément Cacoub a été désigné par le chef de l’Etat pour piloter la conception de la ville : la définition d’un concept global d’aménagement, celle d’un schéma directeur global et la proposition de plans d’urbanisme de détail. Cinquante ans après l’indépendance du Sénégal et après avoir formé des centaines d’architectes aux frais du contribuable sénégalais, l’Etat du Sénégal a jugé que l’expertise nationale et africaine était indigne de concevoir la nouvelle capitale du Sénégal. Et l’on parle pourtant de Renaissance Africaine.
En tout état de cause, le travail de base pour la réalisation d’une nouvelle capitale au Sénégal a été confié à un expert français. Le choix de l’architecte Olivier Clément Cacoub a été fait alors même qu’aucune formalité de passation de marché ou l’organisation d’un concours d’architecture n’a été faite. Cette formalisation, intervenue plus tard par des actes postérieurs au choix de l’expert français ne faisait que concrétiser la volonté du président de la République exprimée et réalisée en marge de la légalité et en violation notoire des textes en la matière.
Ce choix a été fait et décidé avant l’accomplissement des formalités de passation de marché. Seulement, pour fonder la modalité de cette entente directe, les autorités ont avancé l’argument comme quoi il y avait une urgence liée à la tenue programmée de l’OCI dans le futur Centre politique et administratif. Ce motif n’était pas fondé. Il était un mauvais prétexte et ceux qui l’ont évoqué savaient en toute connaissance de cause que cette rencontre internationale nécessitait des infrastructures d’une assez grande envergure dont la réalisation, par rapport aux délais et niveaux d’exécution du projet en question et à l’importance des ouvrages à construire, était impossible. C’est donc en toute connaissance de cause que les autorités ont évoqué l’urgence en étant conscientes qu’il n y avait nullement urgence en la matière. La modalité de l’entente directe confortait la volonté du chef de l’Etat qui a choisi son ami Olivier Clément Cacoub.
En tout cas, ce marché laissait voir une volonté manifeste de travailler dans une opacité totale. Le projet aurait dû faire l’objet d’un concours d’architecte ou se présenter sous la forme d’un marché d’études conformément à la réglementation en vigueur. L’avis favorable donné par l’ex-Commission nationale des Contrats de l’Administration (CNCA) est suspect. Non seulement, il n’est pas du tout motivé comme cela doit toujours être le cas, mais la Commission a également fait preuve d’une étonnante célérité dans son intervention.
Les travaux attendus du cabinet d’Olivier Clément Cacoub ont été déclinés en quatre phases :
la première phase consistait en la définition d’un concept d’aménagement global d’une nouvelle ville (phase approuvée durant le Conseil présidentiel tenu le 16 février 2004) ;
phase 2 qui correspond à la conduite d’un diagnostic global du site qui doit recevoir la nouvelle ville et la définition d’un scénario de réalisation ;
quant à la phase 3, elle consistait à proposer un schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme,
alors que dans la phase 4, le cabinet devait fournir à l’Etat du Sénégal les plans d’urbanisme de détail. Pour ce travail, l’Etat du Sénégal a payé la somme de 1 milliard 248 millions qui n’aura servi à rien. Cette somme a été payée à Olivier Clément Cacoub à la lumière des dispositions signées par son cabinet avec le ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire (autorisation de passation de marché par entente directe suivant lettre n° 00340/PR/SG/CNCA du 31 mai 2005), approuvée par le premier ministre à la date du 19 juillet 2005.
Tout change en octobre 2007, quand le président de la République a décidé de mettre fin au contrat de prestation du cabinet français. Il s’adresse à son ami (sic), Olivier Clément et écrit dans sa correspondance en date du 25 octobre 2005 : « S’agissant de la Nouvelle ville, vous avez mené le travail à ma grande satisfaction mais, comme, je vous l’ai exprimé lors de notre rencontre en vos bureaux à Paris, la réalisation de la nouvelle ville a fait l’objet d’une concession à Limitless, une société de Dubaï dont les représentants étaient présents à cette réunion. J’avais donc mis fin à votre mission tout en demandant à Limitless de tenir le plus compte du travail que vous avez fait et qui a l’avantage d’avoir été discuté avec vous tout le long de votre mission. Je viens de le rappeler à vos dirigeants ».
Le président de la République continue dans sa correspondance pour souligner : « En ce qui concerne la villa de famille que nous avions voulu réaliser sur notre terrain de la Corniche Ouest et pour laquelle vous aviez soumis des esquisses, Mme Wade et Karim vous en parleront. Dans les deux cas, s’il ya des honoraires à régler, vous serez aimable de m’en indiquer le montant pour règlement ». Cette lettre du chef de l’Etat pose deux problèmes graves au regard de l’éthique et de la respectabilité de la République, sans compter les problèmes juridiques et politiques.
C’est le chef de l’Etat en personne qui se déplace pour se rendre, comme il le souligne lui-même dans sa lettre, chez un architecte pour traiter les affaires de l’Etat, accompagné par les dirigeants d’une société privée de Dubaï avec laquelle l’Etat a contracté pour la réalisation de la nouvelle capitale. On notera dans cette correspondance une confusion nette entre les intérêts de l’Etat et ceux de la famille Wade dont la femme et le fils doivent parler affaires familiales (construction d’une villa) avec un cabinet privé contracté par l’Etat. Tout laisse croire dans la lettre du chef de l’Etat que les honoraires du cabinet dans les deux cas sont pris en charge par l’Etat qui a déjà signé au profit du cabinet un contrat fixé à 1 milliard 248 millions.
Par ailleurs, la société de Dubaï a obtenu une concession, apprend-on dans la lettre du chef de l’Etat, pour la réalisation de la nouvelle ville. Cette annonce qui a été faite à Olivier Clément Cacoub par le chef de l’Etat laisse pantois. La construction d’une nouvelle capitale pour le pays ne peut et ne doit pas être l’apanage d’un gouvernement, a fortiori celui d’un seul homme qui décide seul de tout. Une société arabe, ne peut concevoir la nouvelle capitale du Sénégal si jamais ceux qui en sont les principaux initiateurs travaillent en ayant pour seule perspective la recherche de l’efficacité et la satisfaction d’un intérêt général bien perçu et bien intégré dans une stratégie d’ensemble visant le développement de cette nation. La lettre du chef de l’Etat soulève d’autres problèmes de droit qui exposent notre pays à de graves conséquences au plan international. La signature de l’Etat ne peut être considérée comme une simple rature sur un bout de papier laissé au gré des humeurs du moment du chef de l’Etat. Or, c’est ce que laisse croire la lettre du chef de l’Etat envoyée à Olivier Clément Cacoub.
Tout d’abord, tout comme il a été relevé la part prise par le chef de l’Etat dans le choix du cabinet Cacoub, il a été également noté son intrusion dans la poursuite de l’exécution de la convention cadre. Il reste simplement incompréhensible qu’il puisse mettre fin à des prestations dont – malgré sa charge – il n’est juridiquement pas partie prenante ou même bénéficiaire directe. A moins de considérer que la réalisation de la villa familiale en fait un bénéficiaire. Le cas échéant, le chef de l’Etat s’exposerait par son fait même à de graves conséquences, tant au plan politique que juridique. En tout état de cause, le président de la République a explicitement entendu résilié la convention cadre liant le ministère de l’Urbanisme de l’Habitat et le cabinet Cacoub. Pourtant, aucune formalisation de rupture de convention n’a été accomplie par ce ministère.
Les partenaires français qui venaient ainsi d’être renvoyés par le chef de l’Etat se sont montrés surpris par la teneur de la lettre du chef de l’Etat et le lui ont fait savoir : M. Olivier Clément Cacoub écrit dans une correspondance datée du 25 décembre 2005 : « Très flatté par vos compliments concernant mon travail, je suis surpris de cette décision brutale de mise à l’écart dont j’ai pris connaissance le 20 novembre 2007 alors qu’il avait été prévu, lors de notre dernière séance, en mes bureaux, le 21 mars dernier, que je poursuive mon activité avec les investisseurs retenus ».
Depuis quelques années, le Sénégal se comporte au plan international de façon extrêmement risquée dans la conduite de ses relations contractuelles. L’affaire des mines de fer de la Falémé en est une parfaite illustration. Rappelons qu’une société sud-africaine (Kumba Ressources) réclame devant un tribunal arbitral international plus de 500 milliards à l’Etat du Sénégal pour rupture abusive de convention. Dans le cas qui nous occupe à propos de la nouvelle capitale, rien n’empêche le cabinet Cacoub d’intenter contre le Sénégal une action judiciaire pour la même cause que celle de Kumba ressources.
Pour en revenir à la convention du cabinet Cacoub, notons que ce dernier soutient que les deux phases du travail qui lui a été confié par l’Etat du Sénégal sont totalement achevées et qu’en outre, le schéma directeur et les plans d’urbanisme de détail ont été réalisés à 80%. Les dernières informations reçues à ce sujet indiquent qu’un paiement intégral des sommes dues au titre de la convention cadre a été fait par l’Etat. Pourtant, les règlements d’urbanisme devant accompagner les plans d’urbanisme de détail n’ont pas été fournis à l’Etat.
La nouvelle capitale risque de ne jamais sortir de terre. En tous les cas, pas avant certainement le départ de son initiateur du pouvoir. Le site sur lequel le cabinet Cacoub a travaillé fait l’objet d’une concession minière. Cette concession était-elle ignorée par les autorités ? Tout porte à faire croire que non. Pourquoi avoir alors fait travailler le cabinet Cacoub sur ce site ? Des sources dignes de foi indiquent que l’Etat a déjà dépensé en travaux d’études divers sur le site une somme au moins égale à 10 milliards de FCfa alors qu’il n y a aucune garantie que les travaux de réalisation de la nouvelle capitale vont démarrer sur le site choisi.
Et pour cause ! Les mêmes sources soutiennent que la société privée Dubaï Limitless qui a reçu concession pour construire la ville a informé l’Etat que les estimations des coûts auxquels ont conduit les études de réalisation de la nouvelle sont trop chères pour qu’une société s’embarque dans l’aventure. Les responsables de Dubaï Limitless ont jugé trop chère l’estimation de la nouvelle capitale sur le site de Mékhé, assez coûteuse et donc peu rentable pour un investisseur privé. Il serait même envisagé de partir d’un centre urbain déjà existant pour une nouvelle capitale. L’utilité des travaux déjà payés pourrait être remise en cause. Selon nos sources, le président de la République a décidé de renoncer à la construction d’une nouvelle capitale pour le Sénégal. Ces mêmes sources indiquent que le chef de l’Etat se veut réaliste : « le président comprend mieux aujourd’hui la complexité d’un tel projet et a déjà envisagé de renoncer à l’engager au-delà des études qui lui ont aujourd’hui ouvert les yeux ». Seulement, poursuivent nos sources, « si le président de la République décide en 2012 de se représenter, ce serait pour engager le projet de construction de la nouvelle capitale. Ce projet lui tient beaucoup à cœur, il n’est pas cependant irréaliste au point de penser qu’il peut s’y engager au cours des deux ans de mandat qui lui restent ».
Dubaï sur Atlantique
Dubaï sur Atlantique devait coûter la bagatelle de 15000 milliards de frs Cfa qui devaient être avancés par Dubaï World. Une somme qui devait être remboursée par l’Etat sénégalais sous forme de loyer, du fait que l’administration sénégalaise devait disposer des bâtiments, des hôtels, des routes et autres hôpitaux.
Le bail entre l’Etat du Sénégal et ses partenaires était prévu sur une période comprise entre 30 et 50 ans. Le projet Dubaï sur Atlantique devait couvrir 25.000 ha, avec une population de 200.000 habitants en 2010, et 1 million à l’horizon 2030. La nouvelle ville devait être reliée à l’aéroport Blaise-Diagne par un TGV et par des autoroutes de 6 à 8 voies en direction de Dakar et Saint-Louis. En outre, les promoteurs Damag et Limitless avaient prévu la construction d’hôtels de luxe à 40 km au nord de Dakar, dans la région du Lac Rose.
Abdou Latif COULIBALY
Nouvelle ville super la mégalomanie !!
Une nouvelle ville alors qu'ils n'arivent pas a fournir le minimum d'ygienne avec l'assainissement,
le courant et autres infrastructure indispensable ni même a finir les travaux autauroutier et aéroport qui traine traine et n'en finit pas...............
Ca fait rien ils ont des sousous à jeter! Preuve les beles vacances alors que le peuple nage dans 'eau de pluie!